samedi 17 novembre 2007

Fye D.Flowright; l'enfance d'un indésirable (partie1)

Tout droit sortit de mon imagination, voici l'histoire de l'enfance de Fye D.Flowright. Non pas celui que vous connaissez, mais bien celui d'un AU (Alternate Universe (Univers Alternatif)) que j'ai créé. Ici, Fye, originaire de l'Angleterre, vit aux Amériques, à Manhattan, New York, plus précisément et y exerce le dur métier qu'est médecin. Pourtant, si vous connaissez ne serait-ce qu'un peu le passé sombre du personnage des Clamp, le Fye que j'ai "créé" n'a pas eu une enfance très agréable. Mais fort heureusement pour lui, une brume bien épaisse lui cache la vraie nature de ses souvenirs d'enfance. Enfin, vous en saurez plus en lisant son histoire, que j'ai écrite en forme... D'histoire! Cette fois, il n'y a pas de mise en garde, si ce n'est que l'apparence et une bonne partie du caractère du médecin anglais qui appartient aux Clamp. Sinon, Monsieur Walter et les voisines trop bavardes m'appartiennent. (L'image ne vient pas de moi, mais la coloration a été faite par mes soins.) Bonne lecture.
~*~

« J’ai entendu dire qu’il avait recueilli un enfant chez lui

« J’ai entendu dire qu’il avait recueilli un enfant chez lui. »


« J’ai un peu peur pour ce garçonnet : Monsieur Walter n’a pas l’air d’une très gentille personne. Je ne l’ai jamais vu sourire. »

« Il parait que Walter a un enfant chez lui. Je ne savais pas qu’il s’était marié. »

Le bouche à oreille s’étant magnifiquement exécuté, la rumeur s’était rapidement propagée dans le quartier. Toutes les voisines curieuses et ayant un peu trop la « parlotte » étaient au courant, se demandant si cette histoire était vraisemblable. Pourtant, quelques unes d’entre elles défendaient qu’elle avait déjà vu Monsieur Walter accompagné d’un petit être lorsqu’il était sortit de chez lui.

« Il ne doit pas avoir plus de cinq ans. C’est impossible qu’il se soit marié et qu’il ait eu un enfant : nous nous en aurions rendu compte. »

« Il est bien trop anti-sociable pour s’intéresser à quelqu’un.»

Alors qu’elles continuaient leur théorie, toujours regroupées en avant de l’une de chez elles, un homme, les cheveux courts et ténébreux, le regard ressemblant étrangement aux couleur des flammes, le visage fermé et sérieux, les épaules carrées, grand, passait derrière elles. Il tenait négligemment un petit bonhomme par le poignet. Énorme contraste à côté de celui-ci, l'enfant avait peine à le suivre, ses petites jambes maigrichonnes – à l’image du reste de son corps – n’arrivant pas à trouver le même rythme que celles de son aîné. Sans poser les yeux sur lui, la voix grave de celui-ci s’éleva dans les airs.

« Oi. »

Deux orbes bleus remplis de curiosité attribuable aux mêmes petits garçons se levèrent vers l’homme de grande carrure qui continuait toujours de marcher un peu trop vite pour lui.

« N’écoute pas ce que les gens peuvent te dire. L’Humain est un étrange animal qui peut raconter beaucoup de conneries. »

L’enfant ne répondit rien, déjà trop occupé à penser à ce qui avait été dit… Et à essayer de suivre correctement Monsieur Walter qui n'avait pas ralentit la cadence.

Les années avaient passées. Et une mémoire qui ne se pratique pas à se souvenir oublie ce qu'elle a déjà emmagasiné.

Étrangement, il ne se rappelait de rien. Plus rien du tout. C'était pourquoi il s'était approché de son tuteur qui était alors assit, le visage fermé, comme à son habitude, dans son fauteuil en train de lire un bouquin. Remarquant sa présence, celui-ci se détacha de sa lecture et contempla longtemps l'enfant debout devant lui. L'un debout, l'autre encore confortablement assit, le cadet dépassait l'homme aux cheveux de jais de seulement quelques millimètres. Un petit sourire réussit à étirer ses lèvres alors que celui-ci constatait combien son petit protégé avait pu grandir depuis ce jour. Ce jour où on avait cogné à sa porte à une heure plutôt tardive...

« Qu'est-ce que tu veux? »

Sa voix semblait toujours un peu énervée, à lui lancer des reproches. Mais le jeune garçon y était habitué maintenant. Il savait qu'il ne fallait pas se fier au ton employé par son responsable. Droit comme un « i », il formula finalement sa demande.

« J'aimerais que vous me racontiez tout. Tout depuis que je suis ici. » Il baissa un peu les yeux. « Je ne me souviens plus. » Relevant soudainement la tête, sa voix laissait voir qu'il y tenait beaucoup. « S'il vous plaît, Monsieur Walter. »

Les yeux perçants du plus vieux fixèrent l'enfant qui se demandait alors si sa demande avait été peut-être trop extravagante. Ou peut-être était-ce parce qu'il avait encore vouvoyé son tuteur en plus d'avoir utilisé son nom malgré le fait qu'il lui en avait ordonné autrement? Un peu ailleurs, il ne remarqua pas que l'homme devant lui avait fermé son livre et ôté ses petites lunettes de lecture.

« Viens là. »

Le blondinet s'approcha doucement et une fois qu'il fut à la portée de son aîné, celui-ci, sous sa plus grande surprise, le souleva par les aisselles et l'installa sur ses genoux. Il resta quelque peu silencieux, puis prit son souffle afin de commencer. En réalité, lui conter cette histoire l'ennuyait un peu, mais se souvenir de son existence était une chose importante selon lui.

« C'est un soir de mars que tout à commencé. J'étais occupé à dessiner un plan architectural pour un client alors que j'ai entendu quelques coups timides à la porte de l'entrée. Je me suis levé pour aller répondre et quand j'ai ouvert, j'ai vu un tout petit bonhomme à la chevelure blonde et désordonnée me regarder avec de grand yeux, comme me suppliant. Il m'a dit: » À ce moment, sa voix virile changea afin d'essayer d'imiter le jeune garçon quelques années auparavant. « Il y a des gens qui me poursuivent. J'ai peur. »

L'enfant l'écoutait avec attention, gravant dans son esprit tout ce qu'il disait. L'aîné reprit sa voix habituelle.

« Je n'ai pas voulu laisser cet enfant au danger auquel il faisait allusion. Je l'ai donc fait rentrer à l'intérieur et je lui ai prié de me dire comment il s'appelait et d'où il venait. Je n'ai reçu que quelques vagues informations: son nom, son âge. Il s'appelait Fye et il avait six ans. Ceci-dit, il se rappelait de sa date de naissance seulement puisqu'elle était spéciale comparée à celle des autres enfants: il était né un 29 février. Il est resté avec moi quelques jours pendant lesquels j'ai essayé de retrouver ses parents. Même avec ces données plutôt spécifiques, les géniteurs n'ont jamais montré ce ne serait-ce qu'un petit signe de vie. Malgré tout, j'ai gardé le gamin qui était venu cogner à ma porte un soir de mars. »

L'homme aux cheveux de jais sourit doucement lorsqu'il vit le garçon sur ses genoux en faire autant.

« Et puis, un peu plus tard, lorsqu'il a eu dix ans, j'ai su que ce petit bonhomme avait certains pouvoirs. Qu'il était un mutant. Qu'il était capable de faire bouger les objets par la force de sa pensée. Il a eu peur en voyant ce que cela représentait. Il a eu peur en voyant qu'il n'arrivait pas à se contrôler. Mais je l'ai encouragé et soutenu. Et avec un peu de volonté, malgré que tout cela était difficile pour lui, il a apprit à maîtriser et à vivre avec son don. »

La voix enfantine du cadet le coupa dans son histoire.

« Vous n'avez pas besoin d'en rajouter plus: je me souviens de cela.

- Seulement lorsque tu arrêteras de me vouvoyer, gamin. »

Même si cette phrase avait été lancé sur un ton d'amusement, l'enfant tortilla nerveusement ses doigts en baissant le regard.

« Je ne pourrais jamais. C'est impossible. Vous inspirez beaucoup trop le respect. Ce serait comme insulter le Roi d'Angleterre... »

Monsieur Walter soupira, puis posa l'une de ses grandes et puissantes mains sur la tête du blondinet, la caressant gentiment. Le silence s'imposa dans la pièce pendant une ou deux minutes qui parurent beaucoup plus longues qu'elles ne l'étaient en réalité.

« Fait comme tu l'entends alors. » Le petit homme releva son regard pour fixer son tuteur, heureux qu'il ait enfin accepté de se faire vouvoyer. « Bon. File dans ta chambre: je ne veux plus te voir traîner ici. Tu as des devoirs à faire et des croûtes à manger si tu veux devenir médecin.

- Oui! »

L'enfant sauta des genoux sur lesquels ont l'avait fait monter une dizaine de minutes auparavant et courut en direction de sa chambre. Il avait effectivement encore beaucoup de chemin à faire pour réaliser son rêve: devenir médecin, sauver des vies.

~Owari

1 commentaire:

Maude Bouchard a dit…

Suoer long texte ! lol OMG fye pauvre petit fye sans défense T.T!
Laisse moi te dire : tu écrit super bien ! Entoucas continue ta belle histoire jai trop ahte de savoir la suite ^^